Senior – 2017/2018

Résultats

ClubGoals
A.S. Margeray A5
Le Cabot F.C.1

Salut les gars !
Pour cette deuxième journée de championnat, nous recevions au stade Sevan l’équipe du Cabot FC qui a réalisé une mauvaise entame face à Roquevaire la semaine dernière (4-0). Notre large victoire (5-1) permet de confirmer notre succès initial contre l’ASC Castellane (0-6).
Grâce à un meilleur goal-average (+10), nous conservons une première place anecdotique au classement devant quatre équipes qui comptent également deux victoires. Le champion en titre, le Celtic D, pourrait toutefois nous devancer en remportant son match en retard face au FC Fizios avec… 7 buts d’écart. Un tel score est tout à fait probable quand on sait que cette nouvelle équipe, comme l’indique son nom, est composée essentiellement de kinés qui ne savent évidemment pas jouer au foot ; un joueur de notre équipe en est la preuve vivante ! Mais de qui puis-je donc bien parler ? Je vous laisse deviner. Certains passages de ce résumé vous permettront d’ailleurs de participer à ce qui ressemble au jeu de société « Qui est-ce ? ».
Après une entame de match ratée, nos joueurs ont su trouver les ressources mentales pour mener à la mi-temps (2-1). Grâce à une meilleure maitrise en seconde période, notre supériorité s’est traduite par un gros écart au tableau d’affichage (5-1).
L’effectif adverse comptait évidemment de vieilles connaissances : Loïc, Mickaël et Alex qui a rejoint le club ennemi cet été. Dans nos confrontations avec le Cabot, ce dernier est toujours dans le camp de l’équipe qui perd ; c’est pour cette raison qu’il ne reviendra plus chez nous. De toute façon, il nous sera difficile de récupérer Alex tant son prix de vente aura été élevé : 100 M€ dont la dernière échéance a d’ailleurs été payée par le président du Cabot ce lundi. Cette indemnité de transfert aura été judicieusement réinvestie par notre club sur des recrues monstrueuses : Azur, Tom, Julien, Thomas, Matthieu et Soufiane !!!
L’an dernier, Alex était aussi mon partenaire en défense centrale, le pauvre… Lors du match retour contre son nouveau club, mon stoppeur préféré m’avait reproché de ne pas beaucoup l’épauler pour défendre. Il fut l’auteur de cette réplique devenue mythique : « Cédric, il ne m’aide pas aussi ! ». Cette année, avec 9 buts encaissés en 2 matchs, ses nouveaux coéquipiers ne doivent pas plus l’aider que moi l’an dernier, le pauvre…
Pour en finir avec notre adversaire, je me dois de souligner l’absence d’un joueur, Christopher, qui avait provoqué l’arrêt et la perte d’un match de son équipe après avoir frappé un arbitre en fin de saison dernière. Ce match perdu par pénalité par le Cabot nous avait permis de terminer à une flatteuse 4ème place au classement. Rien que pour cela, il fallait citer son nom dans mon résumé. Christopher a été suspendu 3 ans fermes plus 4 ans probatoires mais, vu le comportement du garçon, la commission de discipline aurait dû directement lui infliger 7 ans fermes…
De notre côté, nous ne serons pas 12 comme lors du match précédent. Les noms de 17 joueurs étaient couchés sur la feuille de match mais un margelien, spécialiste des désistements de dernière minute, ne viendra jamais. De qui s’agit-il ? L’identité de ce dernier est aussi facile à trouver que le premier inconnu qui, je le rappelle, est la preuve vivante que les kinés ne savent pas jouer au foot…
Deux joueurs blessés étaient de retour dans le groupe : Geoffrey et son doigt fracturé ainsi que Sabri, porté disparu depuis un mois après une blessure à la cheville contractée lors d’un futsal. Au milieu, Clément était aussi présent dans l’effectif en compagnie de nos deux touristes : Julien et Daniel, partis s’exiler quelques jours respectivement à Amsterdam et Lisbonne.
Ce lundi, un joueur honorait une première titularisation dans notre équipe : il s’agit de JS qui sera le quatrième gardien de but utilisé cette saison en sept matchs après Damien, Morgan et Soufiane. Absent la semaine dernière pour « raisons personnelles », notre nouveau portier réalisera une belle prestation. Il est simplement dommage que nos adversaires n’aient pas pu entendre la marque de fabrique de notre gardien : son fameux « J’ai ». En effet, JS crie tellement fort quand il sort de sa cage, qu’il est inaudible. On ne comprend pas s’il dit : « J’ai ! », « Ça va ! », « Ça va, j’ai ! » ou… « Rolando, t’es bidon ! ». Par ailleurs, selon le journal l’Équipe, sa bonne performance du soir aurait permis à JS d’intégrer la liste des 18 joueurs convoqués pour le match de Coupe de France le lundi 6 novembre prochain et de postuler à une place de titulaire. Damien peut commencer à trembler… nous aussi !!!
Une absence margelienne était confirmée une demi-heure avant le coup d’envoi : celle du coach Favier. Toute la soirée, Gillou devait aider sa fille à faire une punition : le sujet complet du Brevet des Collèges de Mathématiques 2015. Ce sujet contenait un exercice sur les probas. À ce propos, quelle est la probabilité que « Gilles mente sur les raisons de son absence » ? Cette probabilité est égale à zéro. En mathématiques, un tel évènement, dont la probabilité est nulle (= aucune chance de se réaliser), est qualifié d’évènement impossible. Voici un autre évènement impossible : « un joueur black a des crampes pendant un match de foot ». Par contre, un évènement dont la probabilité est égale à 1 (= 100% de chance de se réaliser) est dit certain. Voici une liste non exhaustive d’évènements certains : « Florent Gainnier se désiste le jour du match » – « Daniel réalise au moins une frappe pourrie par match » – « Matthieu se blesse à une cheville » – « Morgan dit au moins trois conneries chaque lundi » – « JS manque au moins une fois par match le ballon quand il crie « j’ai » »… À la lecture de ces exemples, il ne faut pas oublier qu’une probabilité n’est qu’une fréquence théorique !!!
Dans les vestiaires, en se changeant, certains joueurs donnaient leurs certificats médicaux, d’autres payaient leurs cotisations. En l’absence de Gilles, un joueur se plaignait que notre président n’ait mis qu’un seul jour pour encaisser son chèque après lui avoir donné. Je tairai l’identité de ce joueur dont le surnom est un mot anglais qui désigne une grande tasse de forme cylindrique dans laquelle on verse habituellement du liquide chaud. Alors qui est ce joueur dont le nom est plus compliqué à trouver que les deux premiers ? Alors 3/3 ?
Vous l’avez compris, c’est le duo Garcia-Passi qui gérera une troisième fois l’équipe cette saison : Damien donnera ses consignes du banc en faisant les remplacements et j’étais chargé des discours. Dans mes propos d’avant-match, je précisais qu’il fallait prendre notre revanche sur les deux défaites subies l’an dernier en étant dans la continuité de ce que nous réalisons depuis le début de la saison tant dans l’état d’esprit que dans le jeu. Grâce à un bon échauffement, nous devions réaliser les mêmes entames que lors des matchs précédents pour remporter la victoire : cette année, la meilleure équipe sur le terrain gagnera ! Le discours était résolument positif mais il ne fallait pas pécher par excès de confiance. L’expression qui traduit le mieux ce sentiment est bien sûr : « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! ». Avant notre match, quel entraineur, un des plus grands de l’histoire, a été l’auteur de cette phrase pour prévenir tout complexe de supériorité de notre part ? Un petit indice pour trouver ce quatrième personnage : sa corpulence est la même que celle de l’animal cité dans l’expression.
Après un échauffement écourté par le contrôle des licences, notre équipe pénètre sur le synthétique de Sevan devant une affluence inhabituellement élevée à la faveur d’un parcage visiteur bien rempli. Grâce aux nombreux stadiers appelés pour ce derby, les supporters du Cabot n’auront pas pu introduire de fumigènes dans l’enceinte du stade comme l’année dernière. Le service de sécurité du stade n’aura pas eu à beaucoup s’employer pour fouiller nos supporters. Pour quelle raison ? On n’en a pas…

Notre entame de match fut pour le moins compliquée. Organisés en 4-3-3, nous manquions un peu de tout dans le premier quart d’heure : de l’agressivité à la justesse technique. Les points positifs relevés par ce vier de Passi dans son discours auront alors été défaillants.
C’est tout naturellement que LCFC se crée une première action dangereuse après une perte de balle de Julien au milieu de terrain. Pas à son avantage en ce début de match, ce dernier réalisait ensuite une passe trop courte à quarante mètres de nos cages. Le ballon était intercepté et leur attaquant, servi plein axe, se présentait face à JS : il ouvrait le score (0-1). Les supporters visiteurs exultaient.
Dans l’euphorie de son bon début de match, le Cabot continuait son forcing. Lionel, le capitaine et président du club, croisait trop sa frappe de l’extérieur de la surface. Ce sera la dernière grosse occasion des visiteurs durant cette première mi-temps.
À partir de la 20ème minute, nous revenons progressivement dans le match. C’est d’abord Spi qui, décalé sur le côté gauche, arme sa frappe, ouvre son pied et tire sur le poteau gauche des cages de Loïc. Quelques minutes plus tard, Thomas était lancé sur le côté droit, pénétrait dans la surface de réparation et était fauché par un défenseur adverse. Un temps hésitant, l’arbitre sifflait logiquement un pénalty. C’est Tom qui transformera la sentence avec sang-froid (1-1). Margeray revenait dans la partie.
Schrammison marque ainsi son premier but en trois matchs de compétition. Ce qui parait bien peu au regard de son activité depuis le début de la saison. Notre numéro 9 n’aura certes pas marqué dans le jeu mais il aura transformé un tir au but. Sur ce match, on aura au moins trouvé un tireur de penalty qui ne les manque pas, lui…. Mais quel est alors ce joueur qui a l’habitude de louper ses tentatives tellement il tremble au moment de s’élancer pour tirer un pénalty ? Voilà un 5ème margelien dont il faut deviner l’identité.
Un coup franc était ensuite sifflé en notre faveur à trente mètres des buts adverses dans l’axe du terrain. Daniel s’approche alors du ballon. Sans doute mis au courant de la réputation des frappes pourries de notre portugais, Julien ne laissera pas notre capitaine tirer. Bien lui en a pris puisque Julien marquera grâce à une frappe puissante que Loïc ne pourra pas capter (2-1). Margeray prend un avantage qu’il conservera jusqu’à la mi-temps en étant repassé en 4-4-2 pour sécuriser le milieu de terrain.
Après avoir pointé une entame ratée, les coachs se félicitaient de notre réaction et de la façon dont nous étions revenus au score puis pris l’avantage. Il fallait maintenant marquer dans le jeu. Un seul changement est alors opéré : Clément, au profil plus défensif, remplace Thomas. Avant de reprendre, JS soulignait que l’équipe jouait mieux que l’an dernier. Merci JS pour cette grande perspicacité !
Malheureusement, il fallut encore quelques minutes pour bien entrer dans la deuxième mi-temps. LCFC monopolisait le ballon et se montrait dangereux. Après quelques minutes de jeu, JS détournait magistralement sur la barre une frappe qui prenait la direction de la lucarne : cette action fut certainement le tournant de la partie. Dans ce temps fort des bleus, un joueur se laissait tomber dans la surface de réparation sans que l’arbitre ne bouge, fort justement. Se sentant lésé, un de leur joueur pétait un câble et recevait un carton blanc à cause de ses protestations. Je vous laisse trouver l’identité de cet ex-margelien ! Facile !
En supériorité numérique, nous allons creuser l’écart. Suite à un cafouillage, le ballon revient dans les pieds de Kévin qui marque d’une frappe sèche (3-1). En fêtant son but, Harry Kane précisait qu’il ne lui fallait qu’un ballon pour marquer ! Heureusement pour Kévin qu’il n’a besoin que d’une seule occasion pour marquer car il n’a touché qu’un seul ballon dans ce match !!!!
Par la suite, nos Portugais vont se montrer les plus dangereux. Tout d’abord, Daniel, trop excentré, perdra un duel face à Loïc. Notre capitaine manque ainsi l’occasion d’égaler son total de buts en championnat de l’an dernier… Dommage pour lui ! C’est ensuite Bruno, entré au même titre que Geoffrey et Matthieu, qui croisera trop sa frappe. Un deuxième miracle en deux matchs ne se produira pas pour notre deuxième représentant de la diaspora lusitanienne. Un peuple que j’aime bien… chambrer !
Sabri était aussi rentré en jeu. Il signera son retour en marquant notre quatrième but d’une frappe en angle fermé qui surprit à peu près tout le monde, lui compris (4-1). Le Cabot ne reviendra pas et ses supporters ne se manifesteront plus…
Sur un ballon qui trainait à l’intérieur de notre surface, Spi était revenu pour éloigner le danger. Seul problème, un adversaire lui assénait involontairement un coup de genou dans sa cage thoracique, qui fut presque perforée. Pour atteindre le torse du Mitroglou margelien, le pied du coupable de la faute n’a pas dû se lever bien haut mais le choc était assez violent pour couper le souffle de Florent. Voilà sans doute un signe du bon Dieu pour que Spi s’arrête de fumer…. Bien… Pas bien…. Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout !!!!
Suite à une perte de balle au milieu de terrain, Lionel, leur numéro 11, se présentera devant JS. Sans doute impressionné par l’envergure de notre gardien, le président du Cabot, ouvrait trop son pied et manquait le cadre pour réduire le score. Au contraire, Thomas, qui était rentré, aggravait le score sur une frappe en lucarne de 25 mètres (5-1). La messe était dite.
Plus tard, le numéro 6 des bleus, déjà blessé, se tordait le genou tout seul au milieu de terrain. Raccompagnés par deux de ses coéquipiers, il sortit en boitant. Un joueur de notre équipe faillit en faire autant quelques minutes plus tard : moi ! Lors d’une belle conservation, le ballon me parvient. En me déambulant à la façon d’un Matuidi, je dévissais ma passe vers Bruno. Sur cette action, je me suis foulé la cheville, déboité le genou, luxer les cervicales et fait un tour de rein !!! Sur une passe, je suis passé de Rolando à Matuidi, deux joueurs à la technique unanimement reconnue. Je veux bien que l’on me surnomme Rolando mais je n’accepterai jamais porter le nom d’un pédé de Parisien… Merci !
Entre temps, Morgan avait éliminé trois joueurs grâce à une magnifique roulette. Grâce à ce dribble, certains d’entre nous l’appelleront Ronaldinho, encore un pédé de Parisien… Décidément ! Il faut dire que Le Cabot avait fait entrer leur pièce maitresse sur le côté droit pour faire briller Meug : un joueur qui portait un tee-shirt sur lequel le numéro 15 était écrit à la main…
En fin de match, Azur se plaignait de crampes !!! Il devient le premier joueur black de l’histoire du football à avoir des crampes pendant un match de foot. Cette anomalie a une explication toute simple. Comme Azur joue en défense centrale à mes côtés, il s’occupe de tout pendant que moi, je me repose. Du coup, il est fatigué à la fin du match. J’ai une seule utilité dans cette équipe : faire briller mes partenaires de la défense centrale. Vous me direz, c’est à la fois facile et difficile de faire briller Azur… Voilà un double jeu de mots qu’il sera difficile à déceler pour certains de mes lecteurs !!!
Sur ce large succès, la fin du match est sifflée. Les chants margeliens pouvaient alors résonner dans notre vestiaire. JS répétait que cette année, l’équipe jouait vraiment mieux que l’an dernier. C’est bon, JS, on a compris et on le sait !!! Je découvre ensuite qu’à cause de mes tacles, j’ai un steak (ou une pizza) derrière ma cuisse mais aussi sur mon dos !?!? Autant dire que si le rottweiler de lundi dernier trainait près de nos vestiaires, il me mangerait tout cru !!! Enfin, Clément était chargé de laver les maillots pour lundi prochain. Comme l’a fait Spi pour ce match, il lavera aussi le brassard de capitaine. Clément me dit alors que s’il lavait le brassard, c’était pour moi… sauf que le capitaine, cette année, ce n’est pas moi, c’est Daniel. Oh Clément, c’est le 7ème match que l’on fait cette année, il faudrait se réveiller !!!
Par ailleurs, il est à noter qu’après deux journées de championnat, les trois équipes à 11 de notre club occupe la première place de leur championnat respectif : la A, la C et les vétérans. Place maintenant au match contre l’équipe d’Espace Sport la semaine prochaine pour préparer notre premier match de Coupe de France qui aura lieu le lundi 6 novembre.
Pour finir, le premier lecteur qui postera sur le forum les six noms qu’il fallait trouver tout au long de mon résumé aura droit à une glace gratuite à Quick. À ce propos, il est à déplorer que seulement quatre joueurs se sont rendus à Quick à la fin du match : Spi, Daniel, Sylvain et moi. Meilleurs on est sur le terrain, moins on est au Quick. C’est dommage mais comme l’a fort justement dit Daniel : « ceci explique certainement cela !!! »


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ClubGoals
A.S.C. Castellane0
A.S. Margeray A6

Salut les gars !
Une semaine après une première défaite en Challenge CDA face à ONE Beausoleil (4-3), nous débutions le championnat au stade Rive Verte contre l’ASC Castellane. Sans doute orphelins d’éléments leur ayant permis de remporter le titre de champion dans la poule C l’an dernier, les joueurs des quartiers nord n’auront pas opposé une grande résistance dans un match que nous avons maitrisé de bout en bout (0-6).
Grâce à cette large victoire, nous prenons la tête du championnat dès la première journée. Cette place de leader, même anecdotique, est tellement rare pour nous qu’elle mérite d’être soulignée. Ce classement est d’ailleurs si exceptionnel que… cela ne nous est jamais arrivé depuis la création de notre équipe il y a trois ans ! Un tel succès était pourtant prévisible dans la mesure où nos adversaires du soir avaient été battus 4 buts à 1 par l’AS Margeray C une semaine plus tôt en Challenge CDA. En analysant ce résultat, les petits parieurs de cote & match auraient donc bien été inspirés de miser sur une victoire de notre part avec un fort handicap !!! Ce lundi soir était d’ailleurs la soirée des paris ; vous comprendrez mieux pourquoi par la suite.
Notre première mi-temps aura été d’une implacable efficacité tant défensivement qu’offensivement (0-4). Seul point noir au tableau, nous avons été réduits à 10 dès la 35ème minute. Pour quelle raison ? Soufiane s’est-il fait expulser comme il y a deux semaines sans pouvoir être remplacé cette fois ? Mais non, alors qu’un seul remplaçant avait pris place sur notre banc de touche, deux de nos joueurs s’étaient blessés : 11 – 2 + 1 = 10 ! Le compte est bon ? Oui, c’est sûr, je suis prof de maths… enfin, je crois ! Ensuite, malgré notre infériorité numérique, la seconde période fut parfaitement gérée (0-6).
Pour ce match, l’effectif était initialement de 16 joueurs mais Gilles nous donnait rendez-vous à 18 h 15 en nous avertissant d’être bien à l’heure car nous n’étions plus que 13 ! On sera finalement 12 ! Je pariais alors que le coach arriverait en retard malgré ses recommandations… Pari gagné ! Mais comment étions-nous arrivés à avoir un seul remplaçant ?
De nombreuses absences étaient attendues : Julien était à Amsterdam, Daniel à Lisbonne et Romain à Montpellier. Un autre absent n’avait pas eu la chance de rejoindre des destinations aussi exotiques : sur les coups de 20 h, Kévin Corot était, lui, géolocalisé par son IPhone au Mc Donald’s de Dromel, un lieu peu conseillé pour perdre un surplus de kilos fessiers. En fait, je ne sais pas où était Kim K lundi soir, je voulais juste faire un peu de publicité à l’application de géolocalisation de son portable, une application si utile à tous !!!
L’hécatombe de joueurs survenait surtout le jour du match. Le premier à déclarer forfait était Michaël qui participait à une grève suite à plusieurs incidents ayant eu lieu à son lycée Saint-Exupéry. Un communiste qui fait grève, cela parait normal mais j’aurais parié sur son absence pour une autre raison. Depuis sa grosse performance face à Crimée, j’avais dit que Mikado ne rejouerait plus… Depuis, il n’a plus joué. Pari gagné !
C’est ensuite Jérémy qui déclarait forfait, faisant ainsi gagner un pari à Spi qui avait annoncé son absence. Pourtant présent deux vendredis consécutifs pour les deux victoires de notre équipe vétéran en deux journées de championnat, notre sergent était à nouveau absent ce lundi, comme d’ailleurs un autre spécialiste de la discipline : Clément.
Enfin, le forfait le plus préjudiciable était celui de JS, notre gardien, pour « raisons personnels ». En voilà une justification pour excuser les absences de mes élèves mais pas pour celle de JS ! Nous n’aurons malheureusement pas droit aux mythiques « j’ai » pour cette ouverture du championnat. Dommage ! Mais alors, qui allait le remplacer ? Morgan ? Non, il ne pouvait pas plonger sans ressentir de douleur à son genou ; on l’a vu la semaine dernière. Kévin Persia ? Malgré ces trois années d’expérience en tant que gardien de but, ce dernier refusait la proposition : Harry Kane marque des buts, il n’en encaisse pas, voyons ! Bruno, qui a déjà dépanné à ce poste ? Non plus, il arrivera trop en retard ! La surprise venait alors du 11ème joueur à pénétrer dans le vestiaire : Soufiane. Ce dernier acceptait sans hésitation de relever le défi et montrera de belles attitudes au poste de gardien durant tout le match. Précédemment surnommé Marquinhos pour ses origines marocaines, Soso ne sera pas rebaptisé du nom de ces tafioles de Trapp ou d’Aréola, les deux portiers du PSG, club préféré de Sofiane. Putain, à chaque fois que j’évoque les liens entre Soufiane et le club parisien, j’ai envie de vomir… Bouaahhhh !!! Ça y est, j’ai vomi !!! Notre apprenti gardien sera dorénavant affublé du nom du gardien du FC Barcelone, Marc André Ter Stegen ! C’est Azur qui l’a dit !
Le dernier rempart de notre équipe étant enfin trouvé, Gilles pouvait alors donner ses directives : sans répondre au jeu physique et aux probables provocations adverses, il fallait rester dans la continuité de ce que l’on produit depuis le début de la saison. Nous devions développer un jeu rapide en jouant en première intention. Même placé à droite, le gaucher Nicolas était invité à centrer de son mauvais pied même si ce dernier ne lui servait qu’à monter dans le bus. Et encore, pour Mr Bean, même le pied droit ne lui sert pas à monter dans le bus car, maladroit, il manque souvent la marche… Je sais, la blague est bidon mais je voulais parler du sosie de Nicolas, Mr Bean !!!
Nous prenons ensuite la direction du terrain. À l’entrée du tunnel, nous sommes sympathiquement accueillis par un rottweiler qui n’était même pas tenu en laisse. Si cette présence avait pour but de nous intimider, c’était gagné. Pendant le match, certains d’entre nous ne quitteront pas du regard l’animal pour ne pas se faire manger tout cru. À ce propos, si son maître avait promis à son chien un festin de joueurs margeliens, il s’était trompé de jour pour que son rottweiler mange de la chair bien fraiche ; Kim K et ses appétissants fessiers n’étant pas présents ce soir…
Tous vivants, les dix joueurs de champ prenaient part à un échauffement studieux, tout juste perturbé par une remarque de Morgan. Pendant les gammes, alors que je demandais aux joueurs de se baisser pour toucher le sol, Meug félicitait Kévin Persia pour la précision avec laquelle il exécutait ce geste, « comme s’il ramassait de l’argent ».
Vers 19 h 20, nous regagnons les vestiaires devant lesquels trois joueurs adverses priaient sur des tapis posés sur le bitume. Ces derniers faisaient la quatrième des cinq prières journalières musulmanes : la prière de Maghreb, celle du coucher du soleil. J’étale ainsi ma culture musulmane puisque je suis identifié comme tel par un grand nombre de mes coéquipiers malgré mes origines maltaises. Après avoir vérifiés qu’aucune bombe n’avait été placée sous un banc de nos vestiaires (je sais, c’est un amalgame de très mauvais goût), nous attendons patiemment que l’arbitre, déjà arrivé en retard, vienne contrôler nos licences. L’attente fut longue. Mais que faisait l’arbitre ? « Ben, il priait lui aussi ! ». Morgan était bien évidemment l’auteur de cette remarquable boutade…
Juste avant la vérification des licences, Bruno était arrivé comme « notre sauveur ». Ces paroles de Spi faisaient croire à notre portugais que nous n’étions que 10 et qu’il débuterait le match en tant que 11ème joueur. Une fois sur le terrain, Bruno me demandait même si je pouvais lui dire le poste où il commencerait. En pointant du doigt le banc de touche, je lui dis : « quelque part vers là-bas ». Bruno ne me croyait pas mais il démarrera bien remplaçant, Gilles faisant le pari de conserver Soufiane au goal, un pari gagnant ! Perso, j’avais perdu le mien en prédisant que nous démarrerons la rencontre à 10.

Organisés en 4-3-3, nous entamons bien le match face à des adversaires rugueux mais peu dangereux, il était 19 h 45… Au bout de quelques minutes, Spi servait Tom plein axe qui décalait Thomas sur la droite. D’une frappe croisée, ce dernier fêtait sa première titularisation en ouvrant le score (0-1). Margeray démarrait fort.
Peu après, j’allais faire le break grâce à un but de la tête marqué sur un corner de Tom (0-2). Cette réalisation ressemblait furieusement au but que j’avais marqué à Amsterdam cinq mois plus tôt. Cette fois, mes coéquipiers attribueront ce but à mon seul talent et non au bienfait d’une péripatéticienne dont je me serais offert les services la veille du match ! Tout fraichement débarqué dans notre équipe, Soufiane se permettra toutefois de se moquer de la façon dont j’ai mis mon coup de tête sans évoquer la manière dont je cours… Plutôt bizarre ! En outre, depuis Lisbonne, Daniel n’avait pas cru que j’avais marqué un but ! Je me fais chambrer par un gars qui a marqué autant de but que moi en championnat l’an dernier et qui est un spécialiste des buts… de la bite ! La coupe est pleine… De quoi ? Je ne sais pas mais je vous laisse imaginer…
Même s’ils étaient mal organisés et jouaient de façon trop individualiste, les locaux réagissaient sur un coup franc claqué par Soufiane, seul gardien au monde à porter le numéro 7 dans le dos ! Un retour d’Azur empêchait ensuite Castellane de réduire le score sur une ouverture plein axe.
Après avoir perdu son duel avec le gardien, Spi marquera un deuxième but consécutif de la tête en deux matchs. Depuis le banc de touche, Gilles avait indiqué à Nicolas de jouer rapidement une touche sur Tom qui centrait vers Spi. Ce dernier s’élevait haut dans le ciel… pour culminer à au moins 1,75 m du sol et piquait sa tête, catapultant le ballon au fond des filets (0-3). Les locaux étaient KO.
Les joueurs des quartiers nord multipliaient les fautes grossières et Kévin était victime d’une béquille. Bruno le remplaçait. Un joueur de la Castellane profitait alors d’un relâchement de notre part pour décocher une frappe sur la barre transversale que Morgan dégageait péniblement en corner.
À un quart d’heure de la mi-temps, Spi se faisait découper en deux près du rond central mais l’arbitre laissait l’avantage. Matthieu récupérait le ballon, servait Thomas qui s’offrait un doublé grâce à un but similaire à son ouverture du score (0-4). Avec ce 4ème but, la cabane venait de tomber sur le chien… enfin sur le rottweiler !
Juste après, Matthieu était à son tour victime d’un tacle par derrière. Contrairement à celle de Spi sur l’action précédente, la cheville d’Alexis Sanchez ne sortira pas indemne de ce contact. Blessé, ce dernier sortira et n’aura même pas joué une mi-temps complète. Le faible temps de jeu de la très chère recrue chilienne du mercato margelien va bientôt remettre en cause le fort investissement consenti par notre club sur l’ancienne star d’Arsenal ! Une autre star, Harry Kane, essaiera de suppléer l’ancien gunner mais sa béquille était trop handicapante. Après avoir pourtant qualifié la sélection anglaise pour la coupe du monde en Russie, le buteur de Tottenham ne marquera pas ce soir. Faute de remplaçant, nous disputerons le reste du match à 10.
La mi-temps était sifflée. En infériorité numérique, Gilles nous demandait de contenir la probable révolte de nos adversaires tout en ne refusant pas le jeu durant la seconde période. Non seulement les bleus et noirs ne nous acculeront pas dans notre camp mais nous ajouterons même deux unités au score. Notre maitrise était tellement évidente que beaucoup de joueurs de la Castellane ne s’étaient même pas aperçus que nous étions un de moins sur le terrain…
Grâce à la rapidité de nos attaquants, nous nous procurons des situations dangereuses en contre mais c’est sur une phase arrêtée que nous aggraverons la marque. Gilles, encore une fois décisif, pressait Morgan de jouer rapidement une touche. Meug servait Spi qui, d’une frappe des 30 mètres sous la barre, s’offrait un deuxième doublé en deux matchs officiels (0-5). Selon lui, il avait marqué sur sa spéciale !?!? Sa spéciale ? Mais Spi n’a jamais marqué d’aussi loin avec nous !!! Selon les rumeurs, le Mitroglou margelien aurait mis un seul but de la sorte avec son équipe UFOLEP de Massilia. C’est bien peu pour parler d’une spéciale ! Par ailleurs, le mimétisme entre Spi et Mitroglou va au-delà de leur barbe prédominante. Leur appartenance à deux clubs marseillais justifie d’abord ce rapprochement : le grec joue à l’Olympique de Massilia alors que le Corse évolue à Massilia Espoir Club, du nom de son club UFOLEP. Ensuite, leur récente réussite face à des équipes de même niveau renforce cette assimilation : l’un vient de marquer 4 buts en 2 matchs en FSGT contre Beausoleil et Castellane, l’autre a scoré 3 fois en 2 matchs en éliminatoires du Mondial 2018 contre Chypre et Gibraltar, deux autres équipes de niveau de la FSGT !!!
Le match se poursuivait et Ter Stegen, alias Soufiane, effectuait deux parades de grande classe : il gagnait d’abord un face à face en repoussant une frappe en corner puis détournait du dos un tir réalisé en angle fermé. Sans doute énervés par le talent de Soso, les locaux s’en prenaient à l’arbitre qui leur précisait qu’il avait officié dans le championnat de CFA et de National. C’est ça, et pourquoi pas en Ligue des Champions aussi ? D’ailleurs, ce soir, l’arbitre croyait d’abord diriger un match de C 1 avec la présence sur la pelouse de Ter Stegen, Harry Kane et autre Marquinhos mais il s’aperçut rapidement que le niveau était plutôt celui de la Ligue 1 en voyant Rolando, Mitroglou et… Mr Bean évoluer dans notre équipe !
En fin de match, Tom lançait Bruno qui partait seul au but. Avec sang-froid, ce dernier marquait d’une frappe croisé notre sixième but (0-6). Mais Bruno est-il vraiment l’auteur de ce but ? J’en doute fortement car notre portugais marque habituellement des buts venus d’ailleurs en logeant des reprises de volée de 25 mètres en pleine lucarne ou en décochant des frappes de 35 mètres sous la barre transversale… Le but lui sera finalement attribué !
Azur et moi préserveront ensuite notre cage inviolée grâce à deux sauvetages sur notre ligne de but : le clean sheet était assuré. Par contre, un joueur ne sera pas récompensé de ses efforts malgré quatre passes décisives. Il s’agissait de Tom qui, sur une passe en retrait de Spi, enlevait sa frappe bien trop haut alors qu’il était face à la cage dans les 6 mètres. Sur cette action, Gilles encourageait Tom : « Ce n’est pas grave, Tomy ! ». Schrammi, Schrammison et maintenant Tomy… Tom, à chaque match, il a un nouveau surnom mais cela fait deux rencontres qu’il ne marque pas ! Je vais finir par croire que ce n’est pas son surnom schrammesque qui est difficile à porter mais plutôt ce satané maillot floqué du numéro 9 qui est un maillot vraiment pourri… Je comprends mieux pourquoi Steffane veut que personne ne porte son numéro fétiche !
Pour finir, il est à noter que, pour cette soirée des paris, un de nos joueurs en avait émis un deux jours précédant la rencontre. Plutôt qu’un pari, il avait plus précisément fait un souhait. Vexé par certaines de mes galéjades, ce joueur, qui était absent lundi dernier et dont je tairai évidemment l’identité, m’avait dit avant le match : « si je n’étais pas capitão, je t’aurais répondu, challah vous perdez ! ». Force est de constater que ce joueur a perdu son pari. Ce dernier a pourtant montré tout son talent de pronostiqueur en misant le lendemain sur une victoire 2-0 du Portugal face à la Suisse. Oh mince, je crois que j’ai donné trop d’indices qui permettent de démasquer le malfaisant…
Cette victoire a certes été obtenue après un match abouti mais il ne faudrait pas renouveler des soirées avec un effectif aussi réduit et retomber dans la routine des matchs de l’an dernier que nous débutions souvent sans un grand nombre de remplaçants. Heureusement que notre adversaire du soir, trop faible, n’a pas su profiter de sa supériorité numérique pendant presque une heure de jeu…
Sur ce, rendez-vous la semaine prochaine au stade Sevan pour le compte de la deuxième journée du championnat où il faudra confirmer notre victoire initiale. Ce véritable derby face au Cabot a le parfum d’une revanche pour nous après nos deux défaites de l’an dernier. Occupons-nous de notre propre jeu et ne nous fions pas au mauvais départ de nos futurs adversaires, défaits 4 buts à 0 à Roquevaire dont les joueurs sont des collègues de Morgan qui, paraît-il, sont d’aussi bons footballeurs que ceux de la GS Épargne, des collègues de Damien, que nous avons battus 8-2. La famille Ferrara, il faut se méfier de leurs connaissances. Eux, ils connaissent tout le monde mais dégun les connaît !!!!


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ClubGoals
A.S. Margeray A0
O.N.E. Beausoleil0

Salut les gars !
Après une série de quatre matchs amicaux encourageants, nous nous déplaçons sur le synthétique du stade Magnan des Olives pour notre première rencontre en compétition de la saison. La 1ère journée du Challenge CDA nous proposait une équipe de la poule Élite : ONE Beausoleil.
Suite à un dernier match amical réussi face au FCN Crimée, j’avais espéré, en conclusion de mon précédent résumé, une nouvelle éclaircie dans le ciel margelien face à cette équipe de… Beausoleil. Notre défaite 4 buts à 3 n’obscurcira pas pour autant notre horizon tant notre prestation collective fut convaincante. J’espère que les lecteurs qui n’avaient pas su repérer le premier jeu de mot faisant référence au nom de notre adversaire l’auront décelé cette fois-ci à la lumière de ce commentaire !
Face à une équipe rugueuse et joueuse, nous avons atteint la mi-temps avec un but d’avance en concédant peu d’occasions et en produisant du jeu (0-1). Les nombreux changements effectués à la mi-temps et le replacement de certains joueurs désorganisaient quelque peu notre équipe qui finira par s’incliner sur le fil (4-3). De retour aux affaires, Gilles s’est servi de ce match pour donner du temps de jeu à tout le monde en attendant le début du championnat, remporter le Challenge CDA n’étant évidemment pas une priorité.
En parlant du coach, il était arrivé en retard au rendez-vous fixé à 18 h 15 à cause des nombreux embouteillages dus aux travaux de la L2. Il fallait donc préparer le match avant son arrivée. J’étais une nouvelle fois aidé par Kévin Corot qui, pour la deuxième fois consécutive, remplissait généreusement la feuille de match. Kim K trouve enfin un rôle dans lequel il est d’une grande efficacité : remplaçant sur le banc de touche, il passe ainsi intendant sur le banc… des vestiaires ! Pour être plus sérieux, les absences et les retards de Gilles vont bientôt me faire regretter le départ de mon coach préféré, Steffane. Non, je déconne ! D’ailleurs, selon le journal l’Équipe, Steffane devrait bientôt revenir et ramener avec lui ses bagages pleins de… défaites ! Et, là je ne déconne pas !
Pour ce match, notre effectif devait compter 17 joueurs mais Alexis Sanchez et le sergent Garcia avaient déclaré forfait. Un autre désistement de dernière minute était aussi prévisible : celui de Michaël. Effectivement, Mikado, auteur de la meilleure prestation de toute sa carrière contre Crimée la semaine dernière, a pris conscience qu’il ne ferait plus jamais un aussi bon match. C’est pour cette raison que nous ne le reverrons probablement plus cette saison. En plus, notre communiste avait certes averti Gilles de son absence mais il avait omis de lui signaler qu’il était en possession de nos maillots qu’il avait lavés. Heureusement que j’étais en possession des maillots blancs du Black Stone. De toute façon, on est plus beaux vêtus du maillot de la Mannschaft et sa couleur blanche me permet de mieux apercevoir mon coéquipier de la défense, Azur…
L’absence de Micka était comblée par le retour de Mr Bean, alias Nicolas. Notre vétéran se montrera à la hauteur en réalisant un match solide. Pour compléter le groupe de 15 joueurs, un énième renfort arrivait en provenance de la DHR du FC Martigues : Thomas. Moi, je ne suis pas à 50 € près mais Gilles, lui, il n’est pas à 50 recrues près… autant de fois 140€ qui entrent dans les caisses du club !!!
Après l’arrivée tardive de Gilles, Damien, suspendu jusqu’au 27 octobre, pénétrait dans les vestiaires. Il prêtait alors ses gants à son frère, Morgan, qui dépannera au poste de gardien de but pour un soir. Tout compte fait, Damien aurait dû lui greffer ses mains, on aurait peut-être évité de prendre un ou deux buts ce soir. Non, je plaisante ! Meug aura été l’auteur d’une belle première mi-temps et a été plus en difficulté en début de seconde période, comme toute l’équipe. Les joueurs guettaient par ailleurs les premiers mots que prononcerait Morgan pendant le match : « ça va » ou bien « j’ai » ? Que nenni ! À notre grand désarroi, le cadet des Ferrara n’a pas d’expression qui le caractérise. Lui, il laisse passer les buts sans rien dire. Respect ! Pour notre premier match de championnat la semaine prochaine, Morgan retrouvera son poste de latéral gauche et laissera sa place à un gardien qu’il surnomme affectueusement « mains de beurre » : l’énorme JS !
Pour en terminer avec notre effectif, Daniel arrivera peu avant la mi-temps après plus de quatre heures de route en provenance de Barcelone. Notre capitaine a profité de son séjour catalan pour aller voir le match Barça-Las Palmas au Camp Nou dimanche soir. Il a dû être impressionné par ce mythique stade d’une capacité de 100 000 places et par le doublé de Messi donnant la victoire à Barcelone (3-0). Ben non ! À cause des incidents dus au référendum sur l’indépendance de la Catalogne, le match a été joué à huit-clos… C’est ballot !
Dans les rangs de ONE Beausoleil, on pouvait remarquer la présence d’un ex-olympien en la personne de Thomas Deruda qui évolue actuellement à l’US Endoume Catalans dans le championnat de National 3. Ce dernier ne nous aura pas laissé une grosse impression. La preuve ? Il n’a pas réussi à me dribbler !!! Pour déduire qu’une équipe est faible, il faut que Kim K soit bon contre elle, et pour s’apercevoir qu’un joueur est bidon, il faut qu’il n’arrive pas à me dribbler. Kévin et moi sommes de véritables baromètres pour évaluer nos adversaires : c’est pour cela que nous sommes indispensables à notre équipe !
Avant que l’arbitre ne donne le coup d’envoi, les joueurs s’étaient placés sur le terrain et Geoffrey se positionnait par erreur ailier droit ?!?!? Mais non, Geoffrey, si tu es titulaire, ce n’est certainement pas à ton vrai poste mais en tant qu’arrière droit, là où nous n’avons personne d’opérationnel, voyons !
Le match débutait et notre entame était plutôt réussie : on contenait nos adversaires et nous développions du jeu. La première occasion se faisait attendre tant les débats étaient équilibrés : c’est Thomas Deruda qui, à l’entrée de notre surface, croisait trop sa frappe.
Nous réagissons par l’intermédiaire de Tom qui se procurait deux occasions en peu de temps. Tout d’abord, il était lancé côté droit et expédiait un tir dans les nuages alors que Florent Gainnier était seul en retrait. Ensuite, toujours à droite, Schrammisson frappait dans les bras du gardien adverse alors qu’il était idéalement placé pour ouvrir le score.
Après que Morgan ait boxé un puissant coup-franc en corner, nous allons ouvrir le score. Depuis son côté gauche, Spi réalise une ouverture en direction de Kévin Persia. La trajectoire du ballon trompe le dernier défenseur et le cuir arrive dans les pieds d’Harry Kane qui ne se fait pas prier pour donner l’avantage aux siens (0-1). Margeray prenait logiquement les devants.
Peu après notre ouverture du score, la perte d’un ballon d’un joueur de notre équipe au milieu de terrain aurait dû permettre à Beausoleil d’égaliser mais l’intervention pleine d’autorité de Morgan face à un attaquant adverse sauvait notre camp. Je ne dévoilerai pas l’identité du fautif mais cet adepte des roulettes a pour initiales K.K ou K.C, aime le KFC et fait partie du célèbre duo des deux K. Putain, ça fait beaucoup de K pour un seul joueur tout ça !!!

Avant que l’arbitre ne siffle la pause, Spi était victime d’un violent tacle par derrière. Alors que Grincheux s’en sortait sans blessure, l’auteur de la faute écopait logiquement d’un carton blanc. Un autre joueur de notre équipe se blessera ensuite : Geoffrey, à la lutte avec son adversaire direct, prenait un coup sur sa main. Il se tordait alors le doigt comme Watik un an plus tôt presque jour pour jour contre le Celtic D : la malédiction du mois d’octobre venait de frapper. Espérons que nous reverrons Geoffrey sur les terrains plus rapidement que notre fantasque gardien qui n’a plus repris le football depuis !!! Et, comme il y a un an, Daniel, qui était arrivé peu avant la mi-temps de son périple barcelonais, remettait en place le doigt de Geoffrey. Une fracture du petit doigt sera finalement décelée sans que l’on sache si cette fracture a été occasionnée par le coup qu’a pris Geoffrey ou par l’intervention de Daniel, kiné de son état…
Geoffrey s’était donc rendu aux urgences pendant la pause. Placé à un inhabituel poste d’arrière droit, ce dernier aura remarquablement appréhendé son nouveau positionnement. Pour éviter un hat-trick de 3/10, il vient d’enchaîner deux belles prestations. D’ailleurs, comme Sporteasy a cessé de fonctionner pendant deux jours, nous n’avons été que trois à noter les joueurs pour ce match. Quelqu’un m’a élu « homme du match » et m’a mis un 8/10 un poil exagéré mais que je prends volontiers. Si je trouve l’identité de ce joueur, il sera récompensé pour cet acte de bravoure : il héritera du brassard de capitaine jusqu’à la fin de la saison, il recevra une prime à chacune de nos victoires et il composera également l’équipe lorsque Gilles et Steffane seront absents à condition évidemment de titulariser Rolando…
Nous menons 1 but à 0 à la mi-temps et Gilles était satisfait de ses troupes. De nombreux changements sont opérés et nous prendrons un but dès le début de la seconde période alors que nous étions en supériorité numérique. Il faut dire qu’un autre joueur prestigieux qui a évolué en professionnel à Bastia renforçait notre adversaire : Florent André. Dans la famille André, moi, je ne connais que Pierre-Yves qui ait porté le maillot corse. Pour en revenir à l’égalisation, sur un corner, le ballon était repoussé devant notre surface et la frappe d’un joueur de Beausoleil, qui partait en six mètres, était malencontreusement détourné dans ses propres cages par Mr Bean (1-1). Une gaffe de Mr Bean, rien de plus normal…
Fatigué par un trail de 14 km effectué l’avant-veille, je demande alors à sortir au bout de… 10 petites minutes après la pause. Je suis remplacé par notre capitaine, Daniel. Babi en défense centrale, c’est l’assurance de prendre au moins trois buts comme l’an dernier contre l’AS La Famille (5-2) lorsqu’il décida de jouer derrière pour ne pas aggraver une béquille prise deux jours plus tôt en Coupe de France… Et combien de buts avons-nous pris ce soir ? Quatre ! L’adage s’est vérifié : « Quand Babikian joue en défense, on se prend au moins trois buts… quand Babikian joue en défense, on se prend au moins trois buts, quand Babikian joue en défense, quand Babikian joue en défense, quand Babikian joue en défense, on se prend au moins trois buts ! »
C’est donc coup sur coup que nous encaissons deux buts. Tout d’abord, un centre à ras de terre passe devant nos cages sans que personne n’intervienne et un attaquant marque dans un angle… mal fermé (2-1). Ensuite, sur un contre, Thomas Deruda se retrouve aux six mètres, fixe Morgan et creuse l’écart pour les locaux (3-1). Les margeliens sont groggy…
Sans se décourager, nous reprenons le dessus sur nos adversaires et nous nous créons une première occasion par Tom. À la retombée d’un second ballon, notre attaquant enroule une frappe qui heurte le poteau. Décidément, Shrammi, en manque d’efficacité, ne marquera pas ce soir. Notre nouvelle recrue s’aperçoit ainsi que son surnom, Schrammisson, est très lourd à porter… C’est le cas de le dire !
Notre domination sera récompensée par un doublé d’un des deux hommes du match avec Julien : Spi. Nos deux plombiers auront été à l’honneur ce soir. Lancé en profondeur par Kévin Persia, notre numéro 23 glisse le ballon entre les jambes du portier adverse : un petit pont évidemment involontaire (2-3). C’est sur un coup-franc de Florent… Gainnier que Florent… Spinella égalise d’une tête croisée. Spi qui marque de la tête ? Encore un but marqué sans faire exprès (3-3). Margeray revient dans le match.
Alors qu’un match nul aurait été mérité, Beausoleil remportera la victoire grâce à un ciseau retourné sur lequel Morgan ne put rien faire ou n’a rien fait… je ne sais plus. 4-3, score final.
Malgré cette défaite, les espoirs de bien démarrer le championnat la semaine prochaine sont réels. Il faudra simplement être plus efficaces qu’aujourd’hui. Gilles nous posait d’ailleurs une question dans les vestiaires après le match : « Vous savez ce qu’il vous reste à faire la semaine prochaine ? ». La réponse était évidente : « Chercher un gardien de but » ! « J’AI » la certitude qu’après le match de la semaine prochaine il reposera la même question qui engendrera la même réponse…
Seul souci, pour notre premier match de championnat, nous serons privés de nombreux joueurs majeurs : Soufiane, Daniel et Julien. Kévin Corot nous précisait que, lui aussi ne serait certainement pas là ! Ironiquement, je répondais alors à Kim K que « ton absence, Kévin, on s’en fout ! ». Vexé, ce dernier n’ira pas manger au Mc Do avec nous après la douche prétextant qu’il devait maigrir. Plutôt qu’engloutir une demi-douzaine d’hamburgers, il préférera manger chez lui un yaourt et une banane. Kévin aime les bananes surtout les bananes bien mures… Rien de plus normal quand on est surnommé Kim K.
Sur ce, je vous donne rendez-vous au stade Rive Verte pour la première journée de championnat. Face aux champions 2017 de la poule C, l’ASC Castellane, nous essaierons de retrouver le chemin de la victoire pour bien entamer notre championnat.


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ClubGoals
F.C.N. Crimée4
A.S. Margeray A1

Salut les gars !
Pour notre dernier match amical, nous nous déplaçons au stade Henri Pastour pour y affronter un adversaire bien plus solide que ceux déjà rencontrés en ce début de saison : le FCN Crimée.
Malgré des locaux bien plus dangereux que nous, la première mi-temps s’est clôturée sur un score vierge (0-0). Après un début de seconde période compliquée, une fin de match à notre avantage nous a permis de revenir au score (1-1) et d’emmagasiner de la confiance avant le début des compétitions.
Est-ce que beaucoup de nos joueurs auraient parié sur ce score de parité ? Comme nous avions étrillé le GS Épargne 10-2 la semaine dernière et que Crimée avait battu cette même équipe 8-2 sept jours plus tôt, certains joueurs de notre équipe, des petits parieurs de Parions Sport, ont probablement joué de fortes sommes d’argent (2 ou 3 euros) sur un logique succès 2-0 de notre part… Ils ont eu tort !
Pour ce match, notre effectif enregistrait le forfait de William, victime d’un problème de locomotion dans la journée. Nous partîmes donc quinze joueurs à l’assaut de Crimée mais, par deux prompts renforts, nous nous vîmes dix-sept en arrivant au stade. Mais quels pouvaient bien être les deux joueurs à s’être invités sans convocation ?
Tout d’abord, Tom était présent au rendez-vous sans avoir été convoqué par Gilles. C’était Kévin Corot qui avait envoyé un texto à Schrammi pour qu’il vienne jouer avec nous !!! Le gars, il est convoqué par Kim K et non par Gilles et il ne trouve pas ça bizarre… Peut-être que Tom a cru qu’il retrouverait la vraie Kim Kardashian au 13 de la rue Arnould dans le 11ème arrondissement de Marseille ? Ou bien pensait-il, à juste titre, que si un joueur du niveau de Kévin était convoqué, alors lui ne pouvait être que convoqué aussi ? Grâce à sa carte d’identité et à un certificat médical capté sur mon portable, Tom jouera bien ce soir.
Alors que les joueurs se changeaient, un second invité surprise pénétrait dans les vestiaires et saluait paisiblement chacun de ses coéquipiers. Il s’agissait de Florent Gainnier qui était venu sans même avoir confirmé sa présence à Gilles ! Le chouchou de Steffane jouera quand même la deuxième mi-temps.
Quelques minutes plus tard, l’apparition de Soufiane en maillot rose du PSG provoquait l’effroi de tout un vestiaire. La vue de la tunique parisienne était insoutenable. Marocain d’origine et né à Pau, notre nouvel attaquant qui a vécu à Paris vient nous provoquer sur nos propres terres ! Alors, Soufiane, contrairement aux arbitres, nous n’avons ni le même maillot rose ni la même passion pour le QSG et je te fais passer un court message que le modérateur de notre forum que je suis n’effacera jamais : Paris ! Paris ! On t’encule !
En l’absence de Gilles, le duo Passi-Garcia se chargeait donc de gérer les affaires courantes. Le discours était clair : face à une équipe physique et malgré un petit terrain, il fallait garder la volonté de conserver le ballon en allant rapidement vers l’avant. La possibilité de jouer le premier match de Coupe de France une semaine plus tard avait dicté une nouvelle stratégie : donner du temps de jeu aux joueurs qui seraient amenés à porter nos couleurs avec la sélection le lundi suivant. Même si le match a été géré pour préparer cet hypothétique rendez-vous, nous sommes finalement exempts de la première journée d’une poule qui nous opposera au FC Zar et à l’AS La Famille.
Organisé en 4-2-3-1, le onze de départ plaçait le gaucher Romain au poste d’arrière droit en raison du retard de Bruno qui devait occuper ce poste en prévision du match de Coupe de France. Malgré un manque de préparation physique, l’élégant montpelliérain réalisera une excellente prestation. Quant à Bruno, il devait le remplacer au bout de 25 minutes. Sauf, qu’en se changeant, notre malheureux Portugais m’informait qu’il ne serait pas présent lundi prochain. Conséquence : il ne fera son apparition qu’après la pause…
Alors que je commençais à me changer à dix minutes du coup d’envoi, Kim K me donner un coup de main en remplissant la feuille de match ; il faut bien que Kévin serve à quelque chose… Sur le terrain, les margeliens s’échauffaient : après avoir réalisé les habituelles gammes, une opposition entre rouges et noirs essayait de se mettre en place. Problème : il n’y avait que 9 joueurs impliquant de faire un 5 contre 4. Mais un joueur avait une solution miracle pour que les neuf joueurs soient équitablement répartis dans les deux équipes : Morgan. Ce dernier proposait alors d’enlever son maillot rouge car il avait un sweet noir en dessous… Bien vu, Meug !
Le match débutait enfin. L’entame fut plutôt équilibrée mais nous avions du mal à ressortir proprement le ballon. Pressé assez haut par des adversaires rugueux, nous concédons deux grosses occasions : sur un centre venu de la droite, Damien claquait en corner une reprise de volée à la Madjer puis, c’est son frère, Morgan, qui sauvait notre camp en dégageant sur notre ligne une reprise de la tête d’un défenseur qui était monté sur un corner.
Après une vingtaine de minutes, Soufiane était victime d’une énième faute des joueurs de Crimée. Énervé, il s’accrochait avec l’auteur de la faute et l’arbitre expulsait les deux joueurs sans ménagement en permettant toutefois de les remplacer. Tom rentra à la place de Soufiane qui est devenu le premier joueur FSGT à s’être fait expulser lors d’un match amical : il n’y a qu’un supporter du PSG qui pouvait réaliser un tel exploit. À la décharge de notre attaquant, il est vrai que les multiples fautes des locaux provoquaient une grande frustration car elles nous empêchaient de mener à bien nos offensives. Autant dire que si M. Ali Palabiyik, l’arbitre de l’explosif Fenerbahçe-Besisktas, avait dirigé notre match, une pluie de cartons se serait abattue sur nos adversaires et le bilan aurait été identique à celui du derby stambouliote : 5 rouges et 12 blancs…
Le combat se cantonnait ensuite au milieu de terrain et nous nous procurons deux timides occasions par l’intermédiaire de Daniel et Spi. Le premier déclenchait une frappe des 25 mètres bien moins pourrie qu’à l’accoutumée mais, rassurez-vous, le portier adverse bloqua le ballon sans grande difficulté. Quand au second, sa frappe du pied gauche trop croisée fut tout aussi pourrie que celles qu’il tenta cet été durant le premier quart d’heure de tous nos futsals…
La mi-temps était donc atteinte sur un score vierge. Solide défensivement, il fallait maintenant se procurer plus d’occasions que pendant le premier acte. Deux solutions étaient d’abord envisagées : soit sauter les lignes pour éviter le pressing adverse soit relancer plus souvent sur nos deux milieux défensifs afin de créer des décalages. Julien proposait alors une autre alternative : provoquer davantage les défenseurs balle au pied pour faire des différences. Il rajoutait même qu’il fallait cibler leur défenseur central black, ex-joueur de Chaumery, qui était aussi vieux que moi et qui allait moins vite que moi… Ouh la la ! Soit Julien a lu tous mes résumés de l’an dernier et sait que ma vitesse moyenne est de 1 dam/s, autant qu’Hussein Bolt, soit Julien n’a pas encore assez joué de match avec nous pour juger de façon juste ma rapidité ou… ma lenteur, c’est comme on veut ! Moi, je pencherais plutôt pour la deuxième hypothèse… évidemment.

En deuxième mi-temps, trois joueurs offensifs faisaient leurs entrées (Geoffrey, Florent Gainnier et Kévin Corot) ainsi que deux latéraux (Bruno et Micka). Du côté de Crimée, Yohann, plus connu sous le nom de Zlatan, faisait son apparition. Toujours aussi puissant, Zlatan se signalait surtout par des hors-jeux d’au moins un nez c’est-à-dire d’au moins un mètre…
Nos nombreux changements déstabilisaient logiquement notre équipe et nous subissons pendant le premier quart d’heure de la seconde période : de nombreuses frappes passaient au dessus et il fallait un sauvetage de Mikado sur notre ligne de but pour éviter l’ouverture du score. Margeray pliait mais ne rompait pas… pour le moment !
Après ce quart d’heure difficile, une vague de changements de joueurs axiaux s’opérait : Julien, Daniel, Azur et moi laissons nos places. Deux des trois meilleurs joueurs du match (avec Romain) venaient de sortir : il s’agissait bien évidemment de Daniel et moi… Non, je plaisante ! Sans qu’il n’y ait de lien de cause à effet, nous allons encaisser le premier but de la partie après que Tom ait trop croisé sa frappe suite à un duel face au portier adverse.
Morgan, qui avait fait une aile de pigeon de tapette parisienne au lieu de mettre une tête, allait être impliqué indirectement sur ce but. Alors que Meug subissait une faute, l’arbitre, par ailleurs très bon, signalait une touche pour Crimée ! Sans doute inquiet pour la santé de Morgan qui était resté à terre, notre équipe fut coupable d’un manque d’attention sur le centre qui suivit. Mais, les gars, on s’en branle de Morgan… Replacez-vous ! Trop tard, le mal était fait : les locaux avaient ouvert la marque sur cette touche (1-0). Damien allait alors chercher le ballon dans nos filets et le dégageait… dans la tête d’un joueur de Crimée. Comme Spi s’était moqué de lui, ce joueur insulta notre attaquant de poche devant… l’arbitre ! Carton blanc logique. Merci qui ? Merci Damien !
Loin de nous décourager, ce but allait nous réveiller. La suite du match était à notre avantage. Sur le côté droit, Tom échappait par deux fois à la vigilance de la défense adverse mais sa première frappe était sur le gardien et la trajectoire de son centre était également bien lue par le portier de Crimée. Kévin Corot avait lui aussi tenté sa chance mais son tir passait dix bons mètres à côté des cages…
Notre domination était enfin récompensée à un quart d’heure de la fin du match. Sur une remise de Geoffrey, Matthieu égalisait grâce à un but de la tête (1-1). Notre nouvelle recrue, Alexis Sanchez, venait alors de justifier son coûteux transfert en provenance d’Arsenal. D’ailleurs, Soufiane, en bon observateur, avait déjà pu apprécier au tournoi d’Airbus les qualités techniques de… Nicolas. Bon, Soufiane a confondu Matthieu avec Nicolas mais on ne peut pas lui en vouloir puisqu’il ne sait même pas prononcer son nom : « Idba » ou « Ibda » ? Pour ma part, comme notre supporter du PSG est d’origine Marocaine, je le surnommerai à présent Marquinhos ! Par ailleurs, en découvrant la carte d’identité de Tom après le match dans les vestiaires, Soufiane prononça son nom à la suédoise : « Charmassone ». Schrammi devient donc Schrammisson. Tom serait donc l’enfant caché suédois de Steffane ! Je ne savais pas qu’il y avait des clubs échangistes réputés en Suède !!!
Pour en revenir à notre but, il faut souligner la passe décisive de Geoffrey auteur d’une bonne entrée en jeu ce lundi. Ce dernier ne réalisera malheureusement pas un hat-trick de 3/10 en ce début de saison. Il en était pourtant largement capable. Dommage pour lui ! À propos des notes, je viens d’apprendre que certains de nos joueurs mettaient un 6/10 pour un joueur ayant réalisé un « bon match » au lieu de 7/10. Je comprends mieux pourquoi j’ai été autant sous-noté la saison dernière !
Grâce à une blessure de Matthieu, Kévin Persia faisait son entrée plus tôt que prévu pour la fin du match. Harry Kane avait déjà bénéficiait de l’expulsion de Soufiane en début de match pour ne pas sortir à la 25ème minute du match. De toute façon, que Kévin ait joué 10, 20 ou 30 minutes de plus, ça n’aura rien changé, il a été transparent tout le match. Inutile de vous préciser qu’après cette entrée, le score n’évoluera plus.
La fin du match était sifflée sur une frappe de Morgan qui expédia le ballon dans les collines des Camoins. Autant vous dire que si les dirigeants de Crimée espèrent récupérer un jour leur ballon, ils doivent rapidement faire appel à Kévin Corot et à la géolocalisation de son iPhone pour déterminer avec une grande précision à quel endroit a atterri la frappe de Morgan…
Le retour aux vestiaires se faisait dans la bonne humeur. Je voulais d’abord envoyer par texto à Gilles l’identité du buteur et du passeur du soir afin que notre président renseigne la feuille de match de Sporteasy. Pour saisir le prénom de Matthieu, il n’y eut pas de problème mais je ne sais pas pourquoi mon portable ne voulait pas écrire Geoffrey quand je souhaitais le désigner comme passeur décisif… C’était comme si mon iPhone – 4 ne voulait pas y croire !!!
Soufiane, toujours lui, me demandait l’origine de mon nom. Comme Marquinhos n’avait pas suivi mes aventures à Amsterdam, je lui précisais que j’étais d’origine maltaise. Ce à quoi Soufiane me répondit : « Mais Maltais de… Malte ? ». Cette question ressemble fortement à la réponse que Daniel avait faite à Amsterdam à un Marseillais de l’Estaque qui lui avait demandé : « Vous venez d’où de Marseille ? ». Ce à quoi notre capitaine avait répondu : « Eh beh de… Marseille ! ». À sa décharge, Daniel sortait d’une nuit très alcoolisée contrairement à Soufiane lundi…
Vous l’avez compris, ma cible du jour est le seul supporter du PSG de notre vestiaire. Je continue donc avec lui. Alors qu’il se faisait servir sa commande au Mc Do, Marquinhos demanda au serveur d’aller lui chercher une sauce Deluxe… Mais avec son maillot pourri du PSG, qu’il aille se la chercher lui sa sauce ! Après lui avoir quand même emmené sa sauce, le serveur se rattrapait en lui disant ironiquement de faire attention de ne pas tâcher son beau maillot !!!
Plus tard, un débat portait sur la position des trois attaquants titulaires de notre équipe. Soufiane préférait jouer à gauche pour rentrer sur son pied droit et frapper, un peu comme Romain qui préfère jouer arrière droit pour rentrer sur son pied gauche et… dégager ! Alors que chacun donnait son avis sur le sujet, je clos définitivement le débat en plaçant deux attaquants d’un côté, le troisième de l’autre côté et… personne dans l’axe !
Soufiane aura toutefois clôturé sa soirée de façon positive en commandant un sundae au chocolat, ce qui est un bon choix, et en allant chercher nos glaces. Voilà pourquoi je lui ai quand même attribué la note de 3/10.
Après ce test face à Crimée plutôt bien réussi, nous disputerons un premier match de compétition dans une semaine au stade Magnan des Olives. Pour le compte de la première journée du Challenge CDA, nous affronterons la solide équipe de ONE Beausoleil. Pour ce match, espérons une nouvelle éclaircie dans le ciel margelien !


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A.S. Margeray A10
G.S. Epargne2

Salut à tous !
Une semaine après notre première défaite de la saison face à l’AS de Konotta (0-1), nous affrontons un autre nouveau venu en FSGT, le GS Epargne, ex-pensionnaire du championnat de DH Foot Entreprise.
Mais quel allait être le réel niveau de nos adversaires ? Un seul joueur pensait avoir la réponse à cette question : Damien. Ce dernier connaissait leurs joueurs et, comme il l’affirmait la veille du match : « ça joue bien ! ». Le résultat du match lui donnera tort. De toute façon, Damien connait beaucoup de monde mais peu de monde le connait ! Information prise, le GS Epargne avait déjà été étrillé par le FCN Crimée une semaine plus tôt (8-2).
Une prestation aboutie nous offre une large victoire sur le score de 10 buts à 2. Après avoir rapidement ouvert la marque, nous plions le match en 45 minutes (5-0) pour conclure la seconde période sur un score fleuve. Malgré un effectif qui présage d’une belle saison, quels enseignements peut nous apporter ce succès ? Un indicateur permet de répondre à cette question : la prestation de Kévin Corot. Quand on s’aperçoit que même Kim K a réalisé un bon match, on ne peut réellement pas tirer de véritables enseignements de cette rencontre…
Alors que les joueurs de Konotta portaient des chasubles jaunes il y a sept jours, les visiteurs du soir arboraient un maillot tout noir, rappelant les mythiques couleurs des All Blacks. En encaissant un 18-4 en deux matchs, notre adversaire ressemblait davantage à une équipe de rugby à l’image de leur troisième ligne centre, le numéro 8, bien plus habile avec ses mains qu’avec ses pieds. Le GS Epargne a dû se tromper de sport !
Pour ce match, Gilles était de retour aux commandes de l’équipe après l’intérim du tandem Passi-Garcia, alias Damien et moi. En une semaine, notre effectif passait de 13 à 19 joueurs ! Il faut croire que la présence de Gillou motive davantage des joueurs désireux de se montrer aux yeux de notre président. Cette nouvelle concurrence va surtout donner des maux de tête à notre vrai coach, Steffane. Mais bon, cette saison, avant de choisir parmi tous nos joueurs, Steff doit d’abord savoir où il va habiter…
Un autre retour était remarqué, celui du capitaine, Daniel. Notre Portugais était enfin remis d’une blessure à une arcade sourcilière contractée au tournoi d’Airbus. Cette entaille lui a valu cinq points de suture et… trois heures d’attente à la clinique de Marignane !!! Comme pour faire taire les mauvaises langues dont je fais partie, Florent Gainnier était bien au rendez-vous pour la 2ème fois en 4 matchs : il bat ainsi son record de présences sur une année complète. Bravo à lui ! En provenance de la défunte Margeray B, Soufiane, quant à lui, faisait sa première apparition dans notre équipe. Auteur d’une belle prestation, ce dernier est venu avec un collègue, Illiesse, double buteur de la tête. Pas mal pour une première !
Avant l’échauffement, Micka, soutenu par Morgan, faisait croire à Damien qu’il était professeur d’arts plastiques, « enseignants sur qui crachait » notre gardien quand il était plus jeune. Notre agrégé en mathématiques peut nous faire croire que c’est un artiste en tant que prof mais certainement pas comme joueur de foot. Dommage pour nous !
Le match débutait enfin. Les largesses d’un adversaire trop vite dépassé nous permettaient d’avoir une forte possession et d’appliquer les consignes de coach Favier : relancer court et redoubler les passes tout en se projetant vers l’avant.
Au bout de quelques minutes de jeu, Soufiane perçait plein axe et s’en allait tromper le gardien visiteur (1-0). Margeray ouvrait le score et mettait déjà sous pression la défense d’Épargne. C’est ensuite une perte de balle à l’entrée de la surface qui permettra à Florent Gainnier de faire le break grâce à une frappe sous la barre (2-0). Ce dernier s’offrait même un doublé : décalé sur le côté droit, Florent ajustait une frappe croisée dans le petit filet (3-0). Les All Blacks étaient KO !
Après une demi-heure de jeu, Geoffrey cédait sa place à Tom que certains appellent « Schrammi » ! Notre nouvel attaquant serait donc le fils caché de Steffane ! La chevelure blonde et le talent de buteur de notre nouvelle recrue laissent penser à une possible filiation avec Steff mais, avant de ressembler à un petit Schramm, Tom devra d’abord prendre quelques kilos. Et ce n’est pas en commandant une salade, un Petit Wrap et une Badoit dans un verre en plastique au Mc Do que Tom méritera de porter son surnom schrammesque. Toutefois, ce remarquable choix d’un menu salade m’a incité à mettre un 9/10 à Tom. Mais pourquoi ne lui ai-je pas mis la note maximale de 10/10 ? C’est simple, ce dernier n’a pris aucun dessert, même pas un parfait au chocolat. Un véritable crime de lèse-majesté !
Comme vous l’avez remarqué, Steffane reste omniprésent dans mes résumés malgré son absence. Pendant que nous jouions, Steff entrainait une équipe de DHR en Normandie lundi soir. Quelle promotion ! Ce dernier rode ainsi ses séances d’entrainement avant de revenir sur Marseille nous les faire subir. Il sera certainement déçu quand il apprendra que le comité 13 nous a encore désigné le stabilisé de la Rosière comme terrain d’entrainement : un manque de respect pour un club affilié depuis presque vingt ans à la FSGT !
Sur le terrain, Schrammi réalisera un doublé à la fin de la première mi-temps. Tout d’abord, dans les six mètres adverses, Tom enrhuma un défenseur et le gardien de but avant de marquer dans le but vide (4-0) puis il conclût la première période en reprenant un centre au premier poteau (5-0).
À la pause, Gilles nous demandait de continuer à jouer dans le même état d’esprit tout en proscrivant tout geste superflu. En bon trésorier, notre coach-président nous rappelait qu’il fallait payer les 140€ de la licence sans quoi nous ne pourrions plus jouer. Pour appuyer son propos, Gillou précisait que même Lionel Messi ne jouerait pas s’il ne s’acquittait pas de sa cotisation. Si Messi devait venir à l’AS Margeray et s’il avait un problème d’argent, je me propose d’aider le pauvre Lionel car évidemment, moi, je ne suis pas à 50€ près !!!
La seconde période sera une longue agonie pour les noirs. Entrés à la pause, Kim K marquera le sixième but (6-0) et Iliesse reprendra victorieusement de la tête un corner (7-0). Sur le banc de touche, Daniel avait enfilé le sweet d’entrainement de Kévin Corot, un taille S qui lui allait serré ! Alors, soit Daniel fait trop de musculation soit Kim K est mince du haut du corps. Mais comment Kévin pouvait-il entrer dans un taille S ? En fait, puisqu’un sweet s’enfile par principe par le haut, ça passe. Heureusement qu’on n’enfile pas un sweet par le bas, car sinon, pour Kim K, ça coincerait au niveau du… cul !!!
Après que les visiteurs aient réduit le score (7-1), Kévin sera l’auteur d’un centre pour Tom qui, d’une reprise sous la barre, s’offrira un triplet (8-1). Ce dernier réalisera finalement un quadruplé (9-1) et Illiesse aggravera le score grâce à un autre but marqué de la tête sur un coup-franc (10-1). Le compte était bon pour le GS Epargne… Je sais, elle était facile !
Avec ce doublé, je pense qu’il faudra simplement faire entrer Illiesse sur chaque coup de pied arrêté, comme le font les footballeurs américains lors des transformations. Évidemment, avec un tel temps de jeu, Illiesse ne paiera qu’un tiers de sa cotisation…
Après ce but, Nicolas touchait son premier ballon du match ce qui fit réagir un joueur sur le banc de touche : « Mais il joue Nicolas ce soir ? ». Mal attentionné, un autre remplaçant poursuivait en disant : « Et Geoffrey, il joue lui aussi ? ». Mais, oui, Geoffrey était bien sur le terrain pour un deuxième lundi consécutif et une deuxième moyenne de 3/10 consécutive aussi. Allez Geoffrey, encore un petit effort, et la semaine prochaine tu réaliseras toi aussi un hat-trick : un troisième 3/10 consécutif !!!
Malgré l’avalanche de buts, le banc de touche s’ennuyait. Morgan préférait tout de même rester voir le match plutôt qu’un France-Espagne (3-1) en foot féminin. Un autre joueur sur le banc était inquiet : il s’agissait de Daniel. À peine installé dans son nouvel appartement, notre capitaine craignait la réaction de sa femme quand il allait lui annoncer qu’elle devait laver 19 maillots. Notre Portugais trouvait alors une excuse pour passer son tour de nettoyage : il n’avait pas encore installé chez lui de lave-vaisselle… Seul souci, les vêtements se lavent dans un lave-linge et non dans un lave-vaisselle. Daniel repartira donc avec les maillots sales le soir…
La fin du match approchait et, sur une frappe anodine, Damien, qui s’était endormi dans sa cage, laissait échapper lamentablement le ballon dans les pieds de l’attaquant visiteur qui marquait dans le but vide (10-2). Sur ce coup, Damien aurait pu crier « Ça va… pas » ou « Ça va… mal » ou « Ça va… c’est pour moi ». Après les mythiques « J’ai » de JS, voilà les sulfureux « Ça va » de Damien ! Heureusement qu’aucun gardien de but ne crie : « Ça va… j’ai ! ». Si jamais cette perle rare existait, elle s’appellerait Jean-Sébastien Ferrara ou Damien Djermakian !
Voilà, après ce large succès, Gilles annonçait qu’il allait réduire le groupe la semaine prochaine pour notre dernier match amical contre le FCN Crimée. Les joueurs non convoqués recevraient alors un texto le dimanche soir. Moi, je propose que l’on joue à un jeu : tous les joueurs coupent leurs portables du dimanche soir au lundi soir et se rendent au stade le lundi. Je sais, ce jeu est con comme moi…


Résultats

ClubGoals
A.S. Margeray A0
A.S. de Konotta1

Salut à tous !
Une semaine après une facile victoire face à l’AS Margeray C (7-1), nous disputons notre deuxième match amical au stade Sevan contre une équipe nouvellement affiliée à la FSGT : l’AS de Konotta. Face à un adversaire combatif mais limité, nous concédons ainsi notre première défaite de la saison. Disputée sous un fort mistral, la première mi-temps voyait les deux équipes se procuraient beaucoup d’occasions. Avec un vent favorable, les visiteurs atteindront la pause avec un but d’avance marqué sur penalty (0-1). Le match fut ensuite à sens unique en notre faveur mais notre inefficacité allait nous être fatale.
Notre adversaire du jour était en fait une vieille connaissance : c’était l’équipe du Brésil que nous avons rencontrée au tournoi du Celtic remporté au mois de juin. Comme lors de ce tournoi, on retrouvait au milieu de terrain un drôle de joueur, le sosie de John Lennon en bandana. Leur tenue du jour était également la même qu’il y a trois mois : des chasubles jaunes !
Alors que nous étions une armée de 21 joueurs une semaine plus tôt, notre effectif ressemblait à un bataillon de 13 soldats. Heureusement que trois nouvelles recrues étaient présentes ce lundi : Éric, Marvin et Asur. Ce dernier était bien là malgré une blessure au poignet qui l’avait contraint à déclarer forfait samedi pour le tournoi d’Airbus. Mais comment Asur avait-il contracté cette vilaine blessure à la main ? En transportant un colis à son travail ? Non ! C’est certainement au moment de signer le chèque de la cotisation de sa licence d’un montant vertigineux de 140€ que sa main a dû riper et provoquer une luxation de son poignet !
En l’absence de Steffane et de Gilles, Damien et moi étions chargés de gérer l’équipe. Pour ce match amical, le résultat devait être plus anecdotique que la manière… Seul souci, il n’y eu ni le résultat, ni la manière. Le duo Franck Passi – Rudi Garcia avait choisi d’évoluer en 4-2-1-3. Privés de joueurs offensifs, les coachs étaient obligés de faire jouer Mister Bean, alias Nicolas, plus haut dans le couloir gauche devant Morgan. Dans la première composition donnée, Kévin était placé par erreur en pointe. Après rectification, il était repositionné à gauche. Et comme le sergent Garcia n’est pas venu, le Sakai margelien débutera meneur de jeu. En cinq minutes, Kévin venait d’être baladé à trois postes différents mais, vue sa prestation du soir, l’idée de le faire démarrer sur le banc de touche aurait été beaucoup plus judicieuse ! Éric et moi seront finalement les deux remplaçants.
Par ailleurs, l’identité du capitaine de notre équipe et de la sélection était dévoilée : il s’agissait de Daniel. En voilà une sacrée promotion pour notre portugais qui remplira parfaitement son rôle durant toute la rencontre… Ah ben non puisqu’il était absent ! Spi fut logiquement désigné pour le suppléer et héritait du brassard. Notre vice-capitaine remportait d’ailleurs le « toss » et non le « toast », comme diraient certains non-initiés. « Toss » signifie « jeter », comme jeter une pièce de monnaie, et « toast » signifie… « toast », comme les innombrables toasts que beurre Kévin chaque matin au petit déjeuner et qui expliquent que son cul ressemble à celui de Kim Kardashian !
Malgré les fortes rafales et la possibilité de jouer avec le vent en première période, Damien signifiait à Spi que le choix du terrain n’avait que peu d’importance pour lui. Notre gardien sous estimait alors l’influence qu’avait Éole sur le scénario d’un match. Pour les moins cultivés, Éole n’est pas le nom de la nouvelle recrue du duo Zubizarreta-Eyraud mais celui du dieu grec des vents. À l’instar de Morphée, Éole est bien un dieu et non une déesse : l’exactitude de cette référence devrait être appréciée par le cultivé Steffane Schramm.
Le coup d’envoi sera finalement donné en retard par un arbitre qui avait été retenu par une réunion de la commission d’arbitrage de la FFF. Cet arbitre est d’ailleurs un habitué du bar de Sainte-Marguerite, Le Phocéa, un endroit régulièrement fréquenté par certains de nos joueurs pour des apéros à rallonge et des parties de contrée. Vous avez certainement deviné l’identité de ces véritables ivrognes et pseudos joueurs de carte.
Face au vent, notre entame fut plutôt bonne. Nous nous créons rapidement deux occasions grâce au duo Kévin-Spi suite à des récupérations dans les pieds d’adversaires bien trop joueurs. Kévin intercepte d’abord un ballon et, après un une-deux avec Spi, frappe au-dessus des buts. Ensuite, c’est Spi qui, lancé par Kévin, croise trop son tir.
La suite fut plus compliquée pour nous : trop bas sur le terrain, nous n’arrivons pas à ressortir proprement le ballon face au pressing adverse. Michaël commet alors une erreur de relance mais leur avant-centre, idéalement placé, voit sa frappe claquée par Damien. Peu coutumier du fait, ce dernier manque ensuite son dégagement qui atterrit directement dans les pieds d’un joueur adverse. Fort heureusement, notre gardien se rattrape bien en détournant le tir qui suivit. Micka et Damien voulaient ainsi copier la splendide passe décisive du troisième match du tournoi d’Airbus de Rolando, alias moi ! Mais, moi, je suis comme la devise du Commando Ultras 84, « souvent imité, jamais égalé ! ». Heureusement pour nous d’ailleurs !
Les deux équipes se répondent alors coup pour coup. Spi récupère un nouveau ballon devant la surface, déborde côté droit et centre en retrait pour Kévin qui dévisse sa frappe. Sur une action identique, un joueur de Konotta s’offre un décalage et se présente devant Damien qui sauve notre camp en détournant du pied la frappe de l’attaquant.
Après qu’Éric soit entré en jeu à la place de Nicolas, Spi verra une première frappe échouée dans le petit filet et un second tir détourné par le gardien de but. Sur l’action suivante, Morgan fauchait leur ailier en pleine surface et l’arbitre désignait logiquement le point de pénalty. Leur attaquant exécutait la sentence (0-1). Les jaunes conserveront leur avantage jusqu’à la 40ème minute, moment où la pause fut sifflée.
Le constat à la mi-temps était simple : peu efficaces dans le jeu, nous nous étions procurés nos nombreuses occasions grâce à des pertes de balle adverses sans les convertir. En écartant davantage le jeu et en profitant de l’apport du vent, la physionomie du match allait de toute évidence changer. Ce qui fut le cas grâce à mon entrée en jeu… non, je plaisante… grâce à Éole, la fameuse recrue olympienne !
La 2ème mi-temps se résumera par le siège de leur camp ; les visiteurs ne frappant qu’une seule fois au but. Nos occasions ne seront, quant à elles, jamais converties. Bruno, qui ne marque que des buts magnifiquement improbables, placera logiquement son pointu à côté des cages et Morgan ne cadrera aucune de ses tentatives, une frappe finissant même sur la barre transversale. Sur un coup-franc direct de 25 mètres, Marvin copiait Kévin en réalisant une transformation. Cette fois, le dicton des Ultras ne s’est pas vérifié : Kévin a malheureusement été imité et égalé.
Plus tard, sur un nouveau coup-franc, un défenseur était coupable d’une main en pleine surface de réparation. Pénalty ! Notre spécialiste, Spi, s’élance et sa frappe est détournée par le gardien en corner. Je dis « par le gardien » mais le portier des jaunes ressemblait à tout sauf à un goal ! En manquant son tir au but, notre capitaine d’un soir s’est imité et égalé, plutôt normal pour un abonné du Virage Sud.
Plus tard, Florent, toujours lui, se trouvait sur la trajectoire d’un dégagement manqué par le gardien. Face au but vide, il tira à côté ! Décidément, la charge du brassard lusitano-arménien aura été trop lourde à porter pour Spi. Sans doute le joueur le plus actif sur le terrain, ce dernier est sanctionné d’un 3,8/10 à cause de son inefficacité. Je pense qu’un joueur a dû lui infliger un 1/10 babikianesque ou spinellien, c’est comme vous voulez. Comme Daniel, absent, ne peut pas noter et que Spi ne peut s’auto-évaluer, je vais mener mon enquête pour savoir quel joueur a osé mettre cette note qui m’est habituellement réservée. Je pense que mes investigations ne seront pas trop longues…
Nos trois joueurs offensifs n’auront pas obtenu la moyenne sur ce match. Deux d’entre eux, Spi et Kévin, auront été actifs mais trop maladroits. Le troisième attaquant, Geoffrey, aura attendu la fin du match pour signaler de fort belle manière sa présence sur le terrain. Lancé à toute allure, ce dernier, sans doute déséquilibré par le mistral, tomba tout seul et se vautra lamentablement par terre comme… une merde ! Ah non, comme… Morgan ce week-end au tournoi d’Airbus ! Morgan, imité et égalé, lui aussi !
C’est à la 33ème minute de la seconde mi-temps que les projecteurs du stade s’éteignirent. Nous avons donc joué 73 minutes et, avec plus d’un quart d’heure supplémentaire à jouer, nous serions peut-être venus à bout d’un adversaire usé physiquement comme le soulignait fort justement Michaël. Cette hypothétique remontée aurait toutefois été réalisée sans notre communiste qui est sorti au bout de 55 minutes de jeu en se plaignant de… crampes !
Même si cette défaite en match amical restera anecdotique, elle aura été concédée face à un adversaire largement à notre portée qui fêtera sa première victoire en FSGT par des cris de joie. Espérons que, la semaine prochaine, nous n’offrirons pas aussi un premier succès en FSGT à notre futur adversaire, la GS Epargne, issue du championnat Entreprise.


 

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